Le genre Cyberpunk dans la science-fiction, c’est quoi?
Une ville dans l'ambiance cyberpunk

Le genre Cyberpunk dans la science-fiction, c’est quoi?

Entre futur dystopique et technologies avancées, l’univers cyberpunk fait beaucoup parler de lui. Décortiquons ensemble ce qu’il représente!

Cela n’a pas dû t’échapper, le genre cyberpunk est particulièrement mentionné depuis une paire d’années grâce au jeu éponyme Cyberpunk 2077 de CD Projekt (les mêmes mains derrière l’adaptation vidéoludique de The Witcher).

Tu veux dire qu’ils sont passés d’un truc médiéval avec des épées et du poison à un truc futuriste avec des épées et des technos?

Ouais, un truc comme ça. Par contre, ce genre n’est pas né au XXIe siècle puisqu’il date des années 80 et je vais t’expliquer comment ce genre fondé sur le futur et en réalité contemporain…

Quel est donc ce teasing?

Installe-toi, je te raconte.

Définissons le genre cyberpunk

Bruce Sterling, généralement reconnu comme étant le premier à définir ce genre via Mirrorshades: The Cyberpunk Anthology (1986), le fait ainsi:

Le courant cyberpunk provient d’un univers où le dingue d’informatique et le rocker se rejoignent, d’un bouillon de culture où les tortillements des chaînes génétiques s’imbriquent.

Et nous retrouvons cette définition dans l’étymologie. Tu ne l’auras pas manqué, c’est un mot-valise entre “cybernétique” et “punk”. Ainsi, il y a une notion de technologie plus ou moins virtuelle et une ambiance sociale très “Fuck the system”.

Pour continuer dans les définitions strictes, le cyberpunk appartient à la hard science-fiction et prend généralement la forme de dystopie (une société oppressante, voire totalitaire; pense Hunger Games, Divergent).

Ok pour la dystopie. Mais la hard SF…?

J’y vais un peu fort sur les définitions mais promis ce sera plus léger ensuite.

La hard SF repose sur un intérêt poussé pour les sciences et technologies et leur utilisation de façon rigoureuse et crédible au temps de l’écriture (à minima). Typiquement, on ne peut y inclure Star Wars (c’est du “space opera” par ailleurs) car l’existence de sabre-lasers ou la possibilité de manœuvrer un vaisseau dans l’espace comme dans les airs ne sont pas scientifiquement réalistes (déso). La hard SF cherche donc la précision. Eh oui, les sciences en général peuvent être considérées comme dures (ex: sciences naturelles) ou molles (ex: sciences humaines)!

Ce que tu peux retenir des bases du genre: le cyberpunk met en avant une société technologiquement avancée, violente et pessimiste, noire et cynique où les protagonistes se battent dans un système corrompu et anarchique.

En essence, nous l’opposerons alors au Solarpunk, optimiste, lumineux, en harmonie avec la nature. Mais ceci est un autre sujet!

Autrement, le nom lui-même est attribué à un autre Bruce, Bruce Bethke, lors d’une publication dans Amazing Science Fiction Stories en 1983 puisqu’il en nomme ainsi sa nouvelle!

Tu me perds avec tous ces bruce et toutes ces dates

Je fais moi aussi dans la précision, voilà tout!

Accroche-toi, je te ferai un résumé par date plus bas pour pas tout te spoiler :)

Quelques cyber-références

Couvertures du Neuromancien, Comte Zéro et Mona Lisa s'éclate
Couvertures de la Trilogie de la Conurb (Neuromancien, Compe Zéro, Mona Lisa s’éclate), réalisées par Deathburger

Au-delà du récent Cyberpunk 2077, il y a bien sûr pléthore de films, de jeux, de livres qui évoluent dans cet environnement. En voici une poignée qui t’aidera à visualiser de quoi je te parle ici.

En quelques mots, sont alors généralement considérés comme cyberpunk les cadres futuristes où les technologies sont omniprésentes, cadres comprenant un ordre social particulièrement inégalitaire et dans lequel des multinationales oppressantes ont des allures de gouvernements.

L’une des références les plus représentatives est The Neuromancer de William Gibson (1984) et qui catalyse tout le mouvement. C’est pour ainsi dire au Neuromancien que l’on doit Matrix et Ghost in the Shell… William Gibson est alors considéré comme un visionnaire tant il parvient à prédire jusqu’où internet pourrait aller, quoiqu’il n’en avait que peu de connaissances lui-même. C’est le pouvoir de la fiction et de l’imagination! Mets-toi dans le contexte, la toute première page web est mise en ligne à l’international en 1989 soit 5 ans après la publication d’un livre qui anticipe l’omniprésence d’internet et du cyberespace dans nos vies!

Et l’ARPANET alors?

Tu fais bien de le mentionner. L’ARPANET (Advanced Research Projects Agency Network) est l’ancêtre d’internet et il permettait initialement de connecter les ordinateurs et lignes téléphoniques du Pentagone en 1969, mais c’était un réseau fermé (pas d’échange à l’extérieur du réseau même si celui-ci viendrait à relier certaines universités américaines). Il faudra attendre 1983 pour que l’on commence le développement des protocoles de communication que nous utilisons encore aujourd’hui (TCP/IP) et attendre encore 1989 pour que celui-ci soit finalisé. C’est donc cette même année que Tim Berners-Lee publiera le premier contenu accessible à travers le globe!

Le Neuromancien est publié 5 ans avant la mise en ligne de la toute première page web sur le World Wide Web.

Un autre très grand nom du genre est au cinéma: Blade Runner (1982), lui-même adapté du livre Do Androids Dream of Electric Sheep? de Philip K. Dick (1968) et qui prend place en 2019. Nous y retrouvons bien des éléments attribués au genre: un futur dystopique (à Los Angeles en l’occurrence), des humanoïdes améliorés (les réplicants), un protagoniste désabusé (Rick Deckard) ou encore une mégacorporation omniprésente (Tyrell Corporation).

Par la suite, nous avons aussi un jeu de rôle éponyme publié en 1988 par R. Tsalorian Games et s’étend sur plusieurs éditions, notamment Cyberpunk 2020 et Cyberpunk Red (situé en 2045). Cette dernière est en réalité le prequel du jeu Cyberpunk 2077!

Côté manga/anime, nous pouvons à nouveau citer Ghost in the Shell publié en 1989 par Masamune Shirow. Nous y découvrons Niihama, une ville japonaise aussi appelée New Port City dans laquelle une unité spéciale est chargée de faire régner l’ordre dans une société hautement cybernétique où même les cerveaux peuvent être victimes de hacking.

À ses côtés, on retrouve aussi Akira de Katsuhiro Otomo (1982) qui prend place dans un Tokyo post-apo dans lequel on suit le leader d’un groupe de bikers, face à un gouvernement véreux. Cette oeuvre est l’un des piliers du genre cyberpunk, notamment visuellement.

Et il s’avère que Mr. Robot peut aussi être considéré comme du cyberpunk!

Hein? Mais y’a pas de néons et c’est pas futuriste!

Et c’est là que ça devient intéressant.

La série prend place dans un cadre contemporain à son écriture, en 2015, et nous y suivons un ingénieur en cybersécurité doublé d’un hacker et triplé d’un dépressif aux troubles de l’identité et à l’anxiété sociale… Un jour, il est approché par une organisation de hackers qui souhaite faire tomber l’entreprise qu’il est justement chargé de protéger. Parce qu’il considère que son employeur va à l’encontre de ses valeurs, il décide de rejoindre cette organisation et d’y devenir un hacktiviste.

Je vois pas en quoi c’est du cyberpunk?

Patience…

Oui, Mr. Robot ne correspond pas à l’imaginaire que l’on a du cyberpunk, pourtant, il en a tous les codes moraux: un protagoniste entre la réalité et la cyber-réalité qui se bat contre le pouvoir de multinationales corrompues et lutte pour sa survie dans l’ordre social actuel. On y retrouve donc bien notre “cyber” et notre “punk”.

Cela manque quand même de néons mais okay, j’ai compris. T’as d’autres références?

Bien sûr!

Côté films, série et anime, tu as aussi Matrix, I, Robot, Psycho-Pass, Altered Carbon, Black Mirror et sont parfois cités Total Recall, le 5e Element (oui!), Dark Angels, Tron, Robocop… Et côté jeux-vidéos on retrouve les Megami Tensei voire aussi les Metal Gear ou encore Final Fantasy VII, Deus Ex, Watch Dogs

Okay super mais… Elles sont où les autrices dans tout ça?!

Je te remercie de poser la question!

Les années 80 n’étaient pas les plus tendres pour les autrices, réprimées également dans l’écriture SF ce qui explique leur faible présence durant les débuts de l’ère cyberpunk. Je t’ai cependant dégoté une liste d’oeuvres écrites par des femmes qui viennent s’ajouter aux références du genre cyberpunk à travers le temps:

  • 1991: Synners de Pat Cadigan
  • 1994: Trouble and Her Friends par Melissa Scott
  • 1995: Slow River de Nicola Griffith.
  • 2008: Moxyland de Lauren Beukes
  • 2012: vN par Madeline Ashby
  • 2014: The Long Way to a Small Angry Planet par Becky Chambers
  • 2015: Binti par Nnedi Okarafor et sa littérature en général (plutôt “afrofuturisme”)
  • 2015: La trilogie The Broken Earth de N.K. Jemisin
  • 2017: The Prey of Gods de Nicky Drayden
  • 2017: Autonomous d’Annalee Newitz

Tu remarqueras que toutes ces références et les précédentes ne sont pas égales dans la définition du cyberpunk, que ce soit par leur époque, leur balance morale et surtout leur esthétisme.

Au-delà de l’esthétique typiquement cyberpunk

Représentation d'Elliot dans Mr. Robot
Couverture de la série Mr. Robot

Je sais je sais je sais! L’esthétique cyberpunk c’est plein de néons, de gratte-ciels débordants de pubs et ça fait penser au Japon!

Héhé, pas loin. Mais pourquoi?

Dans les années 80, ce pays asiatique était particulièrement florissant en matière d’électronique et d’informatique (avec Sony, Toshiba, Fujitsu…) et des oeuvres locales particulièrement bien exportées comme Akira ont servi à donner une direction visuelle au genre. Le Japon était pour ainsi dire la représentation du futur et c’est en exacerbant ce futur que l’esthétique principale du cyberpunk est née.

Cependant, l’exemple de Mr. Robot nous montre que si le cyberpunk est un genre à part entière à l’esthétique visuelle très marquée, il nous faut en séparer ladite esthétique de sa philosophie. Si les deux semblent conjointes elles peuvent aussi vivre l’un sans l’autre.

En quelques mots, sont alors généralement considérés comme cyberpunk les cadres futuristes où les technologies sont omniprésentes, cadres comprenant un ordre social particulièrement inégalitaire et dans lequel des multinationales oppressantes ont des allures de gouvernements. En extrapolant, la vie y tourne autour du virtuel et du cybernétique,

Archétypes narratifs

Portrait d'une personne dans une ambiance cyberpunk
© roman3d / Adobe Stock

Très bien, nous savons à présent ce qu’est le cyberpunk, à quoi il ressemble et ce qu’il peut représenter. Pour autant, il manque un élément important à notre affaire.

Des protagonistes avec un développement narratif solide!

Rah, ça fait plaisir de voir que tu as lu mon article sur les personnages! Oui, en effet, aussi riche soit-ce genre, il n’est comme tout autre genre pas grand-chose sans des gens pour y vivre.

Ce que je m’apprête à te dire reste une ébauche de la compréhension que j’ai de ce sujet, je te prie donc de faire preuve de bienveillance si je ne suis pas exact!

Très généralement donc, ce genre a tendance à nous faire suivre des gens de la rue, des marginaux doués pour les technologies mais oppressés par celle-ci, rappelant une fois de plus l’archétype du punk lui-même. Ce sont des poussières dans le système, impuissantes, sans impact et écrasées par celui-ci. Dès lors, leur arc narratif repose sur leur confrontation face à ce système qui les manipule et ce au travers de multinationales, de gouvernements et autres organisations criminelles.

Cela pose le statu quoi que l’on retrouve dans biens des cyber-fictions. Pourtant, il y a différents angles pour traiter ce type d’histoires.

Approche asiatique et approche occidentale

Au travers de mes recherches, je suis tombé sur cette dualité et en remontant le fil, je suis arrivé sur Reddit et notamment sur le commentaire d’un internaute inconnu que j’ai trouvé très pertinent.

Il y dit, (traduit de l’anglais:

Un bon exemple [de différence entre le Japon et l’Occident] serait Akira et Ghost In the Shell; les deux se concentrent entièrement sur le parcours du personnage pour devenir quelque chose, versus le Neuromancien ou Snow Crash dans lesquels il s’agit de l’impact du personnage sur les événements extérieurs et comment ses agissements influencent son monde.

La théorie associée est alors que la culture japonaise (au sens scénaristique) va se concentrer sur qui nous sommes (ex: grandir de l’intérieur) quand la culture européenne / américaine sera plus focalisée sur l’extérieur (ex: sauver le monde).

Exercice narratif avec le Story Circle

Pour te donner un peu plus à manger sur cette partie, je me suis amusé à imaginer ce que pourrait être un scénario typiquement cyberpunk. Pour cela, j’ai pioché dans mes structures scénaristiques préférées et je te propose de suivre le Story Circle de Dan Harmon.

Voici une paraphrase de mon article concernant les 8 étapes de ce plan:

  1. Toi, c’est à dire le, la ou les protagonistes, dans ta zone de confort, ta situation initiale.
  2. Besoin, tu as besoin de quelque chose (de connaître, de réaliser…). C’est là aussi que commence l’histoire (puisque l’on découvre ta quête).
  3. Go! tu pars à l’aventure et franchis alors la frontière entre l’ordre et le chaos, une situation inconnue. Tu deviens un élément actif du récit.
  4. Cherche, tu évolues dans cette nouvelle zone en quête de réponses et franchis les obstacles.
  5. Trouve, tu trouves ce qu’il te faut mais l’histoire n’est pour autant pas finie car ton besoin est en réalité plus grand, une nouvelle découverte illumine ton chemin… ou l’assombrit.
  6. Prends, pour posséder l’objet de ta recherche, tu dois aussi en assumer les conséquences.
  7. Reviens, tu rentres chez toi, repasses dans le monde de l’ordre…
  8. Change… mais tu n’es plus le ou la même ou alors c’est ton monde qui a changé.

Et de nouveau… Toi.

Pour notre histoire cyberpunk, ça donnerait…

  1. Phaetiska, une forgeronne spécialisée en armes blanches augmentées et travaillant secrètement à l’élaboration d’espèces animales cybernétiques sert le clan des Lin-Koduza, dans les ruelles dévastées et à la biodiversité décimée de Stelarside
  2. Enchaînée à son clan, elle souhaite s’en libérer mais elle est vulnérable sans sa protection tant son expertise singulière suscite l’intérêt d’une multitude d’organisations criminelles dont font partie les Lin-Koduza.
  3. Sa sœur jumelle qu’elle pensait morte surgit un jour et la convainc de foncer dans la réalisation de son activité secrète. Phaetiska s’enfuit grâce à sa sœur, trouve un atelier loin de son clan et se focalise sur son projet.
  4. Dans son atelier, elle expérimente machinerie et énergie pour trouver une façon de créer une forme de vie pouvant survivre à l’humain.
  5. Elle parvient enfin à concevoir le tout premier être hybride mais, révélation de ouf guedin*, elle a répondu aux attentes de sa jumelle travaillant pour un cartel bioterroriste souhaitant prendre le contrôle de Stelarside en se faisant passer pour un sauveur apportant une nouvelle vie organique.
  6. Si elle souhaite protéger ses créations, elle doit de nouveau s’allier aux Lin-Koduza qu’elle a pourtant trahis en s’enfuyant.
  7. Elle renoue des liens avec son clan et accepte de travailler à nouveau pour lui s’ils promet, grâce à sa puissance à venir, de préserver la vie nouvellement créer sans s’en servir de façon à la nuire.
  8. Elle redevient la forgeronne qu’elle était et si ses ambitions passées semblent volées et son amertume plus grande, elle est dorénavant plus forte et est certaine d’être chez les Lin-Koduza pour de meilleures raisons.

Et de nouveau… Phaetiska.

* Expression de Maxime Robinet, je te conseille vivement sa série Spoilers (“l’émission qui vous spoile un jeu!).

Elle est capillotractée ton histoire

Oui. Et probablement bancale et pas si cyberpunk que ça mais nous y retrouvons cependant quelques grands codes du genre (ouf), à toi de les trouver!

Fun fact: “Phaetiska” est le mélange de “punk” en thaï (“Phæṣ̄yā”) et de “cybernétique” en suédois (“cybernetiska”).

Tu as fait ça pour t’amuser, avoue!

Coupable.

Résumons!

Paysage post-cyberpunk, entre nature et technologie
Illustration d’Andriolo

Voici encore un article sur l’écriture fantasy bien compacte. Je te propose de conclure tranquillement :)

Dates clés

  • 1975: John Brunner publie The Shockwave Rider considéré rétroactivement comme étant la toute première histoire cyberpunk.
  • 1982: Katsuhiro Otomo publie les débuts du manga Akira (ensuite adapté en anime en 1988).
  • 1982Blade Runner de Ridley Scott sort au cinéma en étant une adaptation du bouquin de Philip K. Dick Do Androids Dream of Electric Sheep? publié en 1978.
  • 1983: Bruce Bethke publie Cyberpunk dans le magasine Amazing Science Fiction Stories, apposant ainsi un nom sur un genre.
  • 1984: William Gibson publie The Neuromancer, considéré comme l’histoire la plus cyberpunk de l’époque.
  • 1986: Bruce Sterling publie Mirrorshades: The Cyberpunk Anthology
  • 1988: R. Tsalorian Games publie le jeu de rôle Cyberpunk, précurseur du jeu-vidéo Cyberpunk 2077
  • 1989: Ghost in the Shell est publié par Masamune Shirow
  • 1989: Tim Berners-Lee publie le premier contenu accessible sur le World Wide Web

Je t’épargne toutes les autres publications et me concentre ici sur les débuts du cyberpunk! Mais qu’en est-il du genre à présent?

Le cyberpunk est mort

Derrière ce titre accrocheur se cache une demi-vérité.

Oui, le cyberpunk tel qu’il était écrit dans les années 80 est mort….

…mais non, le cyberpunk n’est pas mort.

En réalité, nous sommes le cyberpunk tel qu’il était écrit dans les années 80.

Rappelle-toi l’antisèche de départ:

Le cyberpunk met en avant une société technologiquement avancée, violente et pessimiste, noire et cynique où les protagonistes se battent dans un système corrompu et anarchique.

D’une façon ou d’une autre, cette société, et sans faire dans le complotisme, est devenue la nôtre. Pense à Time Square, aux technologies de réalité augmentée, au métavers, aux cryptomonnaies, à Monsanto, aux GAFA et, BATX*… le tout creusant encore davantage les inégalités. Nous sommes ce que les années 80 imaginaient!

*Google, Amazon, Facebook (Meta à présent), Apple, Microsoft et leurs cousins chinois Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi

C’est pas une victoire…

Nope… Et attends de te renseigner sur The Illusion of Choice

Mais si le cyberpunk d’antan n’est plus, en existe-t-il un autre? La réponse est oui.

Bienvenue dans le Post-Cyberpunk

The future is already here – it’s just not evenly distributed

William Gibson, 2003.

Le cyberpunk des années 80 étant en réalité le XXIe siècle grandissant, il a fallu aller plus loin encore dans l’exploration d’un futur technologique pour continuer le genre.

C’est là que le Post-Cyberpunk intervient. Il s’agit là de réinventer le cyberpunk à travers ses technologies plutôt que sa moral, en allant plus loin notamment dans la génétique, la nanotechnologie. le transhumanisme, le….

Rappelle-moi ce qu’est le transhumanisme?

Oui pardon. Le transhumanisme est le principe d’augmenter les êtres humains à l’aide de technologies pour en améliorer les capacités mentales et physiques; pense œil bionique, bras artificiels plus puissants…

Bref, si le cyberpunk des années 80 n’est plus, il a cependant évolué avec son époque. Le post-cyberpunk est ainsi la continuité du cyberpunk adaptée à notre nouvelle ère.

Mais le cyber n’est pas le seul élément à être punk mais attention à ne pas tout mélanger!

Au-delà du cyber

Pour conclure sur le cyberpunk, sache que tu trouveras à travers tes recherches personnelles bien des amalgames autour de ce qui relève ou non du cyberpunk.

Tu as naturellement beaucoup de sous-genres dans la science-fiction et nombreux sont ceux estampillés [quelque chose]punk. Clock ou Steampunk (plutôt du rétro-futurisme), Bronze ou Ironpunk, Lunar ou Solarpunk, Tupinipunk…

De cette punk-list très peu sont les sous-genres à correspondre aux codes essentiels du cyberpunk lui-même et celui qui pourrait le plus s’en rapprocher serait le biopunk. Le biopunk garde généralement le pessimiste de son parent et y ajoute davantage de biotechnologies et de l’horreur aussi.

Autant dire que le genre cyberpunk a encore de l’avenir!

Quoiqu’il en soit, j’espère avoir répondu à la plupart de tes questions tout en te donnant des informations dont tu n’avais pas besoin et te dis donc à la revoyure!

Ressources

Oh, avant de partir, voici quelques sources et ressources qui m’ont aidé à rédiger cet article:

Bisous bisous!

Pierre-A

Pierre-A

Jeune aventurier perdu entre digital et fantasy. Derrière cette description douteuse se cache un écrivain en quête d'évasion et un web-analyst hyperactif. Derrière cette deuxième description douteuse, juste un grand enfant comme les autres, fougueux et créatif.

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