Il faudrait 2 mois pour rendre un livre terminé publiable?

Il faudrait 2 mois pour rendre un livre publiable?

Dans un voyage vers l’inconnu, il n’est pas possible de tout maîtriser et l’auto-édition est un voyage où chaque jour apporte son lot d’obstacles

Ecrire est un plaisir, mais…

Peu après la découverte de la date du concours de mes rêves, les Plumes Francophones 2020, un coup dur vient me rappeler qu’un rêve ne se réalise pas sans mettre du cœur à l’ouvrage et sans faire face à des difficultés non maîtrisées.

Ecrire un livre est déjà une tâche longue et éprouvante autant émotionnellement que psychologiquement. C’est une routine à installer, un travail de tous les jours.

Qui l’aurait crû, hein? Nous tous, nous les écrivains, écrivons pour le plaisir avant tout et c’est ce qui compte. Nous écrivons pour nous (et le devons) avant d’écrire pour quelqu’un. Bien sûr parfois, nous écrivons les histoires d’autres pour les faire éclore mais au final, nous écrivons pour nous aussi car c’est ce qui nous anime.

Quand une idée fuse, qu’une flamme danse derrière nos yeux et nous pousse à noircir une page, nous le faisons pour nous. Nous nous réveillons parfois en pleine nuit en nous disant “YES, il faut que j’écrive là-dessus!” avant de voir l’étincelle disparaître une fois nos doigts autour d’un crayon ou sur un clavier.

Car oui, écrire est un plaisir mais écrire un livre est bien plus.

Ecrire un livre peut sembler moins romantique que prévu. Nous n’avons pas tous des folies qui nous tiennent haletants des heures durant à écrire, écrire, écrire et qui soudainement nous permettent de publier notre bouquin.

Alors bien sûr, je parle avec l’amateurisme de celui qui n’a encore jamais publié. Pourtant, j’écris depuis 10 ans, même plus.

Et maintenant, je fais face à un défi plein de brume.

…s’auto-éditer est un voyage semé d’embûches

Cette semaine, je discutais avec Marjolaine Revel, que je serais bien en peine de présenter sans bavure. Je ne prendrai aucun risque alors je dirai plutôt cela: elle est la petite voix de savoir sans fin qui me permet d’y voir plus clair dans le monde de l’édition.

Je l’ai rencontré au travers d’une communauté d’entrepreneurs, celle de LiveMentor, que je suis depuis des années maintenant. Toutes les semaines, elle dispense son savoir au travers de sa newsletter sur l’écriture (vas-y, inscris-toi les yeux fermés et remercie-moi plus tard) et j’y prête grande attention. Je discute aussi régulièrement avec elle et je sais que je peux lui faire confiance.

Alors, quand est venu à moi la question “Euuuuuuuh, comment je fais pour avoir une correction professionnelle et mettre en forme mon bouquin?!“, c’est à elle que je l’ai posée.

J’arrive dans le monde de l’auto-édition avec, ma foi, très peu d’informations. C’est bête, hein, alors que je vais publier mon bouquin d’ici 4 mois (aïe). Je fonctionne comme ça. Je fonce dans le tas et je prends des informations en passant. Je trouve cela plus grisant que de me poser des heures durant à me renseigner sur tout sans avancer. Est-ce que je perds du temps? Je ne sais pas, je ne pense pas et au final, je m’en fiche car je ne changerai pas: j’agis, je réfléchis pendant, j’évalue après. Je suis un hyperactif et je ne vais pas rester assis à m’auto-congratuler d’apprendre la théorie. De l’action, pardi!

Bref, je lui pose donc ma fameuse question, la boule au ventre, je l’admets. Ses informations confirmèrent mes peurs mais furent d’une utilité remarquable.

Avant un voyage, qu’il soit à l’autre bout du monde, de la France ou de l’autre côté de la ville, nous nous préparons toujours un peu. Nous savons pertinemment que nous aurons des surprises et que nous ne pouvons tout maîtriser ni prévoir mais nous essayons quand même. C’est une aventure qui commence aux préparatifs et qui se termine une fois que notre esprit l’a décidé et entre temps, mille choses peuvent arriver.

Dans le voyage de celui qui écrit un livre, l’écriture seule est une chose essentielle et pourtant, son écriture n’est pas la fin, loin de là! Et dans le voyage de l’auto-édition, la route s’allonge.

Pourquoi? Tout simplement car une Maison d’Edition prend sur ses épaules une charge émotionnelle et de travail que je n’imaginais pas:

  • Comment corriger mon livre?
  • Comment faire connaître mon livre?
  • Comment savoir quand j’ai fini?
  • Comment le mettre en forme?
  • Combien cela va coûter?
  • Comment le publier?
  • Comment le distribuer?

Alors bien sûr, je m’auto-édite pour des raisons certaines et je n’ai rien contre les Maisons d’Edition. J’ai juste des ambitions particulière pour ce coup-ci et je ne regrette absolument pas mon choix! Et il n’est pas dit que je ne me tourne vers elles plus tard.

Toutes ces questions, pourtant, ont des réponses que je n’ai que trop tard (et c’est bien ma faute). Je sais à présent:

  • Que la correction de mon livre par un professionnel peut prendre plusieurs semaines (allers-retours, hein)
  • Que la mise en forme de mon livre se fait chez un “Maquettiste”
  • Que je ne dois pas rechigner sur la facture. Et après tout, quel est le prix d’un rêve?
  • Que je dois faire le maximum de mon côté pour que tout cela soit fait au mieux.

Je peux faire beaucoup de choses seules, et je le fais déjà. Pourtant, je vise un niveau de qualité digne d’une Maison d’Edition! Et je ferai ce qu’il faut pour y arriver. Le pronostique de ma petite voix de savoir sans fin?

Compte 2 mois.

Deux Mois.

Et c’est sans compter le point final du Tome 1, ça!

Plumes Francophones 2020, vraiment?

D’après mes calculs, je devrais pouvoir publier Mi-Août et ainsi participer aux Plumes Francophones 2020. Quelles sont les étapes?

 

  1. Boucler l’écriture et la correction de mon côté, ce qui implique de le relire entièrement et m’assurer que tout est cohérent et fluide.
  2. Trouver l’ange gardien qui corrigera mon bébé, signer un contrat avec lui et attendre patiemment que sa magie fasse effet
  3. Trouver le deuxième ange gardien qui se chargera de mettre en forme mon ouvrage pour qu’il soit présentable et digne d’une Maison d’Edition.
  4. Relire, confirmer, accepter.
  5. Préparer ma publication via KDP Select pour le concours.
  6. Publier.
  7. Crier, pleurer, stresser ou toutes les émotions qui passeront à ce moment là.

 

Et ça, c’est sans compter la partie où je fais en sorte qu’on sache que le livre est disponible à l’achat!

Je me laisse jusqu’au 01 Juin 2020 pour réaliser l’étape 1.

Mais aussi… Je me laisse jusqu’au 01 Juin 2020 pour décider si 2020 est, finalement, raisonnable. Cette réflexion me tient éveillée la nuit.

 

Bon voyage.

Pierre-A

Pierre-A

Jeune aventurier perdu entre digital et fantasy. Derrière cette description douteuse se cache un écrivain en quête d'évasion et un web-analyst hyperactif. Derrière cette deuxième description douteuse, juste un grand enfant comme les autres, fougueux et créatif.
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