Les Plumes Francophones 2021 – Dans la tête d’un Écrivain
Un sablier sur des cailloux

Les Plumes Francophones 2021 – Dans la tête d’un Écrivain

Il y a 1 mois, le concours des Plumes Francophones 2020 s’ouvrait. Je m’étais laissé jusqu’au 1er Juin pour décider si j’étais prêt à y participer ou non…

Du 12 Avril 2020 au 1er Mai

Le 12 Avril 2020, je publiais mes rêves et mes angoisses concernant le concours d’Amazon. Entre volonté de me rapprocher de mon rêve et la peur de tout gâcher, j’avais décidé de me laisser 1 mois pour prendre ma décision. Entre temps, j’ai compris beaucoup de choses.

La toute première est évidemment celle que je ne pouvais anticiper pleinement: le temps et l’énergie qu’il faut pour rendre un livre publiable. De l’énergie, j’en ai. Du temps, par contre…

Les premiers jours et semaines, j’étais l’âme perdue dans la lecture, la correction, l’écoute de mon bouquin. Pourtant, à force de travailler encore et encore dessus, je me rendais compte du gouffre qu’il y avait entre mon livre et un livre que je serais fier de publier.

C’était une dure vérité pour moi: mon livre n’est pas digne d’être publié… Pour le moment.

Je m’étais laissé jusqu’au 1er Juin, oui. Pourtant, ma décision était prise avant le démarrage du concours le 1er Mai.

Du 1er Juin au concours 2021

Je ne me suis pas laissé aller pour autant.

Sur un coup de tête, je décidais de me lancer dans un défi littéraire: écrire 1 histoire de 1000 mots par semaine. Je ne sais pas vraiment ce que j’y attendais, vraiment. J’ai fait cela sous l’impulsivité qui me caractérise dans ma créativité.

J’aime tester plein de trucs même si beaucoup de choses restent en suspens (chère guitare, un jour, je te dompterai). Sauf que là, ça touchait à quelque chose de précieux pour moi: l’écriture. Alors depuis 1 mois que j’ai commencé ce défi, je n’ai pas manqué une itération.

Et au travers des 12000 mots que j’ai écrits, j’ai pleinement compris l’hérésie qu’aurait été la publication de mon ouvrage en 2020. Si mon livre n’était pas prêt, pas conclu, pas formaté, ce n’était que mineur face au problème plus important: mon écriture n’était pas prête.

Ce bouquin, je l’écris à présent depuis 10 ans et j’ai grandi avec. De fait, il a toutes les affres d’un écrivain débutant et à force de travailler sur autre chose, je le vois chaque jour plus clairement. Bien sûr, ces 12 derniers mois, il a subi des changements drastiques mais ce n’est pas encore assez.

Alors, entre aujourd’hui et Mai 2021, date de début présumée du prochain concours, j’affuterai ma plume et terminerai un livre digne d’être publié.

L’histoire de la semaine comme un rappel du chemin à parcourir

Je ne vais pas te laisser sans le petit mot habituel de la semaine, hein? Je ferai cours, pour une fois :)

Je me suis lancé dans une histoire très ambitieuse malgré moi. Tout commençait par une carte blanche qui m’inspirait, une réflexion ouverte sur mon carnet puis un rêve aléatoire le weekend. Je tenais alors mon histoire, mon lieu et ma destination.

Mais…

Alors que je commençais à écrire Les Spectres du Manoir, j’avais une sorte de dégout.

Oui, j’avais un véritable dégout pour cette histoire.

J’ai mis du temps à mettre le doigt sur le pourquoi et j’ai juste continué en espérant que cela ne passe. Puis, à un moment, je comprends pourquoi et je comprends également pleinement le chemin encore à parcourir.

J’avais du dégout pour mon personnage sans saveur.

Jusque là, toutes les histoires publiées sur ce site et via l’Evasion-letter sont peu complexes et c’est normal. Peu de personnages, peu de mécanismes.

Sauf que là…

Je me lançais dans un thriller fantasy. Mes personnages se multipliaient et la création de mon micro univers était d’autant plus importante qu’il participait à l’avancement de l’histoire. Pourtant, mes personnages étaient sans saveur, sans aspérité, sans personnalité. Des coquilles vides.

C’est cela qui me dégoutait.

Cette fois-ci, j’ai un plan bien défini pour cette histoire, je connais l’intrigue et le dénouement. Mais je ne connais pas l’histoire de mes personnages alors que ce sont eux qui mèneront la danse.

Au moment où je comprends cela, nous sommes Lundi et je dois publier mon histoire Jeudi (sans oublier ma vie de Web-analyst entre les deux). Je dois découvrir l’histoire d’une demi-douzaine de personnages pour que mon histoire soit appréciable.

Panique.

Stress.

Oh.

Je décide de changer la donne et ne publie alors qu’une première partie de mon histoire, un peu comme avec L’Envol de Cathlyn (exclusivité Evasion-letter ;) ), sauf que je publierai la suite au fil des mois. Pour un thriller, c’est plutôt pas mal, et ça me permet de bien construire mes personnages. Je sais très bien ce que ça fait de publier une histoire que l’on aime pas, depuis Le Lac des Signes

L’aventure continue

Depuis l’écriture de mon article sur les Plumes Francophones 2020, j’ai traversé une grande partie du gouffre qui me sépare de la publication.

Cependant, chaque pas que je prends me montre que mon rêve n’est pas si proche et que je dois continuer mes efforts, encore, et encore.

Est-ce que je désespère? Bien sûr que non. Je n’ai pas le temps pour ça, voyons!

Allez, à la prochaine.

Pierre-A

Pierre-A

Jeune aventurier perdu entre digital et fantasy. Derrière cette description douteuse se cache un écrivain en quête d'évasion et un web-analyst hyperactif. Derrière cette deuxième description douteuse, juste un grand enfant comme les autres, fougueux et créatif.
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